Le secteur viti-vinicole se demande pourquoi les différentes entreprises du secteur du liège donnent des chiffres aussi disparates concernant le calcul de leur l’empreinte carbone. Cette grande disparité peut prêter à confusion, voire susciter une certaine méfiance envers l’ensemble du secteur.

La directrice de notre département Innovation et Soutenabilité, Raquel de Nadal, indique « qu’en raison de la demande des établissements vinicoles, diverses entreprises du secteur du liège ont publié, au cours des dernières années, une valeur d’empreinte carbone de leurs bouchons.  Cependant, le calcul de cette dernière a été orienté d’un point de vue commercial et les résultats diffèrent beaucoup entre eux. Par contre, chez J·Vigas nous avons entrepris de calculer notre empreinte carbone, dans une optique d’amélioration continue et conformément à notre stratégie de développement durable, conformément aux objectifs de développement soutenable et à l’Agenda 2030 ».

 

Préparation de l’étude

En collaboration avec la Fondation Institut Catalan du Liège (ICSuro) et le cabinet de conseil ReMa Engineering, nous avons préparé un calcul de d’empreinte carbone, dans lequel le processus de production a été analysé dans les différentes unités de production de l’entreprise et s’étend jusqu’à la fin de la vie utile du produit.

L’étude a été préparée conformément aux directives de la UNE-EN 14067:2018 Effet de serre. Empreinte carbone des produits. Exigences et lignes directrices pour la quantification et répond aux exigences des normes internationales d’analyse du cycle de vie (ACV) UNE-EN ISO 14040:2006 et UNE-EN ISO 14044:2006.

J·Vigas a compilé toutes les données nécessaires, qui ont été analysées par ReMa Engineering, avec la collaboration d’ICSuro.

L’analyse environnementale a été réalisée en utilisant la méthodologie ACV standardisée dans la série de normes ISO 14040. Qui plus est, le document UNE-EN 14067:2018 a été suivi afin de répondre à toutes les exigences nécessaires pour calculer correctement l’empreinte carbone.

L’étude conclut que le processus de production de J·Vigas a un impact de 24,07 grammes de CO2 par bouchon. Celui-ci est, pour nous, un chiffre stratégique car c’est là qu’il nous faut agir afin de le réduire. Être capable d’identifier les étapes du cycle de vie du bouchon qui enregistrent le plus grand impact environnemental nous aide à promouvoir des actions d’amélioration, en optimisant notre processus de production grâce à un plan de développement durable.

 

Empreinte carbone avant le processus de production

Pour connaître l’empreinte carbone du liège en amont du processus de production, ICSuro a analysé différentes études existantes sur la rétention de carbone dans les forêts de chêne-liège, en particulier les études sur Montero, G. et al. (2005); Pereira, J.S. et al. (2007); Gracia, C. et al. (2010); Costa-e-Silva, et. Al. (2015) et Spampinato, G. et. Al. (2018).

Ces études proposent des chiffres de séquestration du carbone qui oscillent entre -1,9 et 11,0, tonnes de CO2 par hectare et par an. À titre informatif et pour plus d’objectivité, la moyenne des différents résultats a été prise comme référence, soit -4,8 tonnes annuelles de CO2 retenues par hectare de forêt de chênes-lièges.

Afin d’obtenir un résultat plus précis, ICSuro a également analysé les services environnementaux que le secteur du liège représente par rapport aux forêts de chênes-lièges. Si nous prenons comme référence l’étude de Rives, J. et. al. (2013) qui estime que la filière liège représente 28% de la valeur économique de ces services environnementaux, la filière ne devrait pas s’attribuer la totalité des tonnes de CO2 retenues par les forêts de chênes-lièges mais seulement les 28% du total annoncé. L’étude de Sierra-Pérez, J. et al. (2015) considère que, sur un hectare, on extrait en moyenne 107 kg de liège par an (moyenne annualisée d’une période de récolte), desquels 70 % de liège est apte à la fabrication de bouchons.

En tenant compte de toutes ces considérations, avant d’entrer dans le processus de production, chaque bouchon de liège pour vin tranquille fixe -69,12 gCO2.

 

Conclusion

Si l’on ajoute ce chiffre (-69,12 gCO2) au résultat de l’étude du procédé de production de J·Vigas (24,07 gCO2), le résultat est le suivant : chaque bouchon fabriqué par J·Vigas retient -45,05 grammes de CO2.

Si nous prenons comme référence les données des études les plus intéressantes d’un point de vue commercial (les -11 tonnes de CO2 par hectare au lieu de la moyenne de -4,8, une majeure utilisation du liège et nous ne tenons pas compte des 28% fournis par services environnementaux), le résultat obtenu par J·Vigas serait de -380,39 grammes de CO2 retenus, par bouchon.

Cependant, nous considérons que le chiffre de -45,05 gCO2 est beaucoup plus proche de la réalité car il répond à des critères scientifiques beaucoup plus stricts, même si d’un point de vue commercial il n’est pas aussi spectaculaire.

Il n’existe pas de norme UNE qui harmonise une méthode de calcul de l’empreinte carbone, donc notre objectif, au-delà de sa valeur, a été de développer un calcul qui puisse être utilisé pour une normalisation future, dans le but de répondre à la demande du secteur vitivinicole.

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